Annales de Toxicologie Analytique
ISSN 0768-598X Résumés/ Summaries au format acrobat pdf
Influence du cytochrome P450 2D6 sur le métabolisme de
la TFMPP (1-(3-trifluoro-méthyl-phényl)pipérazine)
: étude à l'aide de modèles in vitro et in vivo La connaissance des isoenzymes du cytochrome P450 (CYP), qui sont responsables du métabolisme des xénobiotiques, est indispensable pour prédire la toxicocinétique et l'évaluation des risques toxicologiques. La 1-(3-trifluoro-méthyl-phenyl)pipérazine (TFMPP) est une nouvelle drogue synthétique. Des études antérieures ont montré qu'elle est principalement metabolisée en hydroxy-TFMPP (OH-TFMPP). L'objet de cette étude a été de vérifier, à partir de modèles in vivo et in vitro, si cette réaction est catalysée par le cytochrome CYP2D6. dans ce travail, nous avons comparé le rapport TFMPP / OH-TFMPP dans l'urine de rats femelles Dark Agouti (fDA, modèle du phénotype CYP2D6 métaboliseur lent), de rats Wistar (WI, modèle du phénotype CYP2D6 métaboliseur rapide) et de rats males Dark Agouti (mDA, modèle intermédiaire). Les résultats montrent clairement l'influence de cette enzyme. L'identification des CYP450 hépatiques humains a été réalisée in vitro à l'aide de microsomes hépatiques humaines et d'enzymes humaines recombinantes. Ces études ont montré que CYP1A2, CYP2D6 et CYP3A4 catalysent cette réaction, CYP2D6 étant l'enzyme la plus importante, responsable à 81% de la clairance hépatique. Des études d'inhibition ont confirmé ces résultats. La formation de métabolites était par ailleurs, significativement plus basse dans les microsomes des métaboliseurs lents. Les concentrations plasmatiques des différentes souches des rats ont été comparées pour vérifier si les pharmacocinétiques étaient différentes. Les rats WI avaient les concentrations les plus faibles. Elles étaient déja plus élevées chez les rats mDA et de loin plus importantes chez les rats fDA. Influence of cytochrome P450 2D6 on the metabolism of
TFMPP (1-(3-trifluoro-methylphenyl)piperazine): studies using in vitro and in
vivo techniques Knowledge of the cytochrome P450 (CYP) isoenzymes responsible for the
metabolism of xenobiotics is indispensable for prediction of toxicokinetics and
for risk assessment.
Intérêt du rapport delta-9-THC / CBD dans le
contrôle des cultures de chanvre industriel En France, les cultures de chanvre industriel représentent environ 10 000 hectares chaque année. Selon la réglementation européenne en vigueur depuis 2001, 30% des superficies du chanvre destiné à la production de fibres doivent être contrôlées : détermination de la teneur en D-9-tétrahydrocannabinol (D-9-THC, substance responsable des propriétés psychotropes du chanvre). La teneur en D-9-THC ne doit pas être supérieure à 0,2%. Dans la procédure officielle à mettre en œuvre pour de tels contrôles, c'est l'échantillonnage qui est la phase la plus contraignante. Paradoxalement, cette même procédure pourrait être considérablement allégée par la prise en considération d'un critère supplémentaire, la valeur du rapport a = teneur en D-9-tétrahydrocannabinol / teneur en cannabidiol (a = D-9-THC / CBD). En effet, ce rapport est quasiment constant (0,03 à 0,04 pour la variété Fedora 17, par exemple) d'une part durant toute la végétation et, d'autre part, pour n'importe quelle partie verte de la plante. Ainsi, l'échantillonnage peut se faire à n'importe quel moment, sur une très petite quantité de matière végétale à prélever sur chaque plante. La proposition de retenir la valeur du rapport a = D-9-THC / CBD < 0,15, semble adaptée, au niveau européen, au chanvre destiné à la production industrielle de fibres. The advantages of the delta -9-THC / CBD ratio in the
control of industrial hemp crops In France, the industrial hemp crops represent approximately 10,000 ha each year. According to the European regulation in force since 2001, 30% of hemp areas cultivated for fibre production must be inspected by determination of the D-9-tetrahydrocannabinol level (D-9-THC) which is the main psychotropic substance of Cannabis. The content of D-9-THC must not be higher than 0.2%. In the official procedure for such controls, sampling is the most demanding phase. Paradoxically, considering an additional parameter should make this procedure easier, calculating the ratio a = D-9-tetrahydrocannabinol (%) / cannabidiol (%) (a = D-9-THC / CBD). Actually, this ratio is about constant (0.03 to 0.04 for the variety Fedora 17, for example) for all green parts of the plant during all its growth. In this way, sampling can be conducted at any time using a small quantity of plant matter taken on each plant. On the European level, the proposal to consider the value of the ratio a = D-9-THC / CBD < 0.15 seems to be adapted to the hemp intended for the industrial production of fibres. Intoxication à la strychnine : un cas fatal Un cas de décès à la strychnine, pour lequel nous ne possédions qu'un faible prélèvement de sang, a entraîné la mise au point d'une technique de dosage par chromatographie liquide haute performance couplée à une détection par barrette de diodes ne nécessitant que 0,1 ml d'échantillon. Cette technique a également été appliquée à un échantillon de liquide gastrique et au liquide contenu dans une cannette de bière trouvée à côté du corps. La strychnine a été isolée à partir de ces échantillons par une technique d'extraction liquide-liquide, avec la chloroquine comme étalon interne. Les limites de détection et de quantification sont respectivement de 0,06 mg/l et 1 mg/l. Le rendement d'extraction est de 94% et les coefficients de variation sont compris entre 5,9 et 10,8%. La concentration de strychnine observée dans le sang (25 mg/l) était mortelle. Strychnine intoxication : a fatal case A fatal case of strychnine poisoning, with very small blood sample available, led us to develop a sensitive method which use only 0,1 ml of sample. This method used high performance liquid chromatography coupled with photodiode-array detection. This analytical method has been applied to biological samples (blood and gastric liquid) and to a bottle of beer founded near the deceased patient. The strychnine was isolated from samples using liquid-liquid extraction procedure and chloroquine as internal standard. The limits of detection and quantification are 0,06 mg/l and 1 mg/l respectively. The recovery is 94 % and the coefficients of variation ranged from 5.9 to 10.8%. The blood concentration of strychnine (25 mg/l) was lethal.
Une jeune femme de 24 ans est admise aux urgences dans un état de coma réactif, secondaire à l'ingestion volontaire, probable, de 60 comprimés de venlafaxine dosés à 50 mg. Durant son transport et à son arrivée à l'hôpital, elle présente plusieurs crises convulsives généralisées. L'examen clinique montre une tachycardie, avec à l'ECG un rythme sinusal à QRS fins. L'interrogatoire révèle l'absorption en une prise unique, environ 2 heures précédant l'admission aux urgences, des 3 grammes de venlafaxine, sans aucune autre substance associée. Après une prise en charge thérapeutique conventionnelle avec administration de clonazépam, la patiente quitte le service de réanimation 48 heures après son arrivée. Aucune séquelle n'est à déplorer. Les analyses toxicologiques effectuées sur les tout premiers prélèvements sanguins ont permis de confirmer, au moyen de la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse, la nature du composé incriminé. Plusieurs prélèvements consécutifs ont été réalisés pendant les 24 premières heures de surveillance en service de réanimation. Les concentrations plasmatiques de venlafaxine et de son principal métabolite actif, l'O-déméthylvenlafaxine, ont été déterminées par chromatographie liquide haute performance et détection ultraviolette. Ce cas d'intoxication avec 3 grammes de venlafaxine absorbée isolément, documenté par des dosages sanguins répétés, n'a, à notre connaissance, pas encore été décrit en France. Sur le plan de la symptomatologie clinique et du suivi toxicocinétique, cette observation est en accord avec plusieurs données de la littérature. Enfin, il apparaît que la persistance d'une tachycardie sinusale au moins pendant 12 heures suivant l'intoxication, soit en relation avec le maintien, sur cette même période, de concentrations de venlafaxine et de son métabolite actif, supérieures aux concentrations thérapeutiques. Acute non-fatal venlafaxine self-poisoning: a case
report A 24 year-old young women was admitted to emergency unit, after the ingestion of 60 venlafaxine 50-mg tablets. During transport and after her arrival at the hospital, she experienced several generalized seizures. Physical examination revealed a coma, and the electrocardiogram showed a sinus tachycardia with a normal QRS complex. On further questioning, she stated that she had ingested 3 g of venlafaxine, approximately 2 hours prior to her admission. She denied ingesting any other medication. Following a classical and appropriate treatment, she recovered completely and was discharged after 48 hours. Initial toxicological testing permitted us to confirm the overdose by that compound. Venlafaxine was identified in plasma by gas-chromatography and mass-spectrometry detection. Blood specimens were serially collected from her admission up to 24 hours after poisoning. Concentrations of venlafaxine and its major metabolite, O-desmethylvenlafaxine, were determined in plasma by using a high-performance liquid chromatography assay. Following a basic toxicokinetics study, the results are discussed in light of both literature, and development of clinical symptoms.
Les auteurs présentent la validation d'une technique de dosage multi-élémentaire des métaux dans le sang total, le plasma et les urines par plasma à couplage inductif relié à un détecteur de masse (ICP-MS). Pour pouvoir être utilisée en routine, celle-ci doit permettre la détermination d'un grand nombre d'éléments à partir d'une préparation unique pour chaque matrice. Les mesures sont réalisées sur un spectromètre X7CCT Thermo Elemental, sans cellule dynamique de réaction, équipé d'un passeur d'échantillon et du logiciel PlasmaLab. Les métaux suivants sont quantifiés simultanément dans les échantillons biologiques par dilution en milieu acide en présence de triton : Li, Be, B, Al, Mn, Co, Ni, Cu, Zn, Ga, Ge, As, Se, Rb, Sr, Mo, Pd, Cd, Sn, Sb, Te, Ba, W, Pt, Hg, Tl, Pb, Bi, U. Le protocole de validation utilisé est celui recommandé par Société Française de Biologie Clinique (SFBC). Pour les urines, les résultats sont rapportés à la créatinine, dont le dosage est réalisé par technique enzymatique. Tous les éléments sont validés soit dans les trois milieux biologiques (sang total, plasma, urines), soit dans deux milieux, soit dans un. Les coefficients de régression sont dans la gamme de linéarité (de 0 à 25 ou 1000 µg/l selon les éléments) supérieurs à 0,999. Les limites de quantification s'échelonnement de 0,003 µg/l (U) à 10 µg/l (B) pour le sang total, de 0,003 µg/l (U) à 17 µg/l (Al) pour le plasma et de 0,002 µg/l (U) à 17 µg/l (Se) pour les urines. L'évolution rapide et récente de l'ICP-MS constitue un apport déterminant en biologie clinique et plus particulièrement dans le domaine de l'analyse toxicologique en raison de la puissance de l'outil, offrant des perspectives nouvelles pour une meilleure prise en charge des malades. Multielementary ICP-MS validation of metals
determination in biological fluids. Three multi-elementary quantitation methods using inductively coupled plasma mass spectrometry (ICP-MS) are developed and validated in human serum, in whole blood and in urine. In order to be routinely used, the latter must allow the simultaneous determination of several elements, using a single sample preparation procedure. The ICP-MS measurements were done using a Thermo Elemental X7 series and PlasmaLab software without dynamic reaction cell. Deionised purified water was prepared extemporaneously. Many elements are simultaneously quantified in biological fluids : Li, Be, B, Al, Mn, Co, Ni, Cu, Zn, Ga, Ge, As, Se, Rb, Sr, Mo, Pd, Cd, Sn, Sb, Te, Ba, W, Pt, Hg, Tl, Pb, Bi, U. For urines, the results are corrected after enzymatic ceratinine determination. To be validated, each element has to force: linearity with correlation coefficient higher than 0.99. Repeatability and reproducibility variation coefficient are respectively better than 5% and 10%. All the elements have been validated either in one, two, or the three matrixes, from 0 to 25 or 1000 µg/l owing to the element. Quantitation limits range from 0,003 µg/l (U) to 10 µg/l (B) for the whole blood, from 0,003 µg/l (U) to 17 µg/l (Al) for the plasma and from 0,002 µg/l (U) to 17 µg/l (Se) for urines. ICP-MS major advances in the field of clinical biology are very important especially for toxicological analysis as this powerfull equipment allows better patient take in care.
Le plasma à couplage inductif relié à la spectrométrie de masse (Inductively
Coupled Plasma - Mass Spectrometry ou ICP-MS) associé à une préparation
rapide de l'échantillon permet le dosage de nombreux métaux dans les milieux
biologiques. Les dosages de plomb dans le sang total, de sélénium, de cadmium
et de manganèse dans le sérum, et de plomb, de cadmium, de manganèse et de
nickel dans l'urine sont réalisés en ICP-MS (Agilent 7500a). Tous les
prélèvements sont dilués dans une solution acide contenant de l'acide
nitrique à 1 %, du triton X et du butanol-1 en pourcentages variés. Pour
chaque élément étudié, les courbes de calibration permettent de décrire des
relations linéaires (r2 > 0,99). Les répétabilités et les fidélités
intermédiaires sont toutes satisfaisantes avec des coefficients de variation
compris entre 1,09 % pour le plomb dans les urines et 4,22 % pour le manganèse
dans le sérum. Les limites de détection vont de 0,01 µg/L pour le cadmium
dans les urines à 0,14 µg/100 ml pour le plomb dans le sang total. Les
différentes méthodes décrites sont précises et ont été appliquées avec
succès à différents milieux biologiques de référence. Metals determination in biological fluids by ICP-MS Inductively Coupled Plasma - Mass Spectrometry (ICP-MS) with fast sample
preparative procedure allows determination of numerous metals in biological
fluids. Determinations of lead in whole blood, selenium, cadmium, manganese in
serum and lead, cadmium, manganese and nickel in urine are described in ICP-MS (Agilent
7500a). All the samples were diluted in acidic solution with nitric acid (1%),
triton X and butanol-1 in different proportions. For each metal, calibration
curves described linear relationship (r2>0.99). Repeatabilities and
intermediate fidelities are all satisfactory with RSD values between 1.09% (for
lead in urines) and 4.22 % for manganese in serum. The limits of detection are
estimated to be between 0.01 µg/L for cadmium in urine and 0.14 µg/100 ml for
lead in whole blood. We described methods with good precision and they are
applied to reference materials with satisfactory.
Le Datura appartient à la famille des Solanacées, plante contenant trois alcaloïdes toxiques : atropine, scopolamine et hyoscine. Utilisé en toxicomanie pour ses propriétés hallucinogènes, il peut être responsable d'intoxication volontaire. Toute la plante est toxique et son ingestion entraîne l'apparition d'un syndrome anticholinergique. Nous rapportons ici un cas d'intoxication volontaire dont le tableau clinique est celui d'une intoxication atropinique (agitation, hallucination, mydriase, tachycardie, rétention urinaire). Le traitement a été symptomatique et l'évolution favorable. Les analyses chromatographiques (Remedi®) des urines du patient ainsi que d'une décoction retrouvée en sa possession ont permis de confirmer l'hypothèse d'une intoxication aiguë au Datura. Self intoxication with an herbal tea of Datura leaves The Datura belongs to the family of Solanaceae. It contains three main toxic alkaloïds : atropine, scopolamine and hyoscine. Used in toxicomania for its hallucinogenics properties, it can be the cause of voluntary intoxication. All the plant is toxic and consumption of any part can result in severe anticholinergic toxicity. We are reporting here one case of voluntary intoxication ; symptoms are comparable to an atropine intoxication (agitation, hallucination, mydriasis, tachycardia, urine retention), traitement was symptomatic and evolution was favourable. The chromatographic analysis (Remediâ) of patient's urines and of a decoction (found near the patient) confirm an acute intoxication to the Datura.
Le but de cette étude était de mettre au point une méthode sensible et
spécifique de dosage de la méthadone et de son métabolite principal, l'EDDP,
par chromatographie liquide haute performance couplée à la spectrométrie de
masse (CLHP/SM), et de vérifier s'il existe une relation entre la posologie et
la concentration de ces deux xénobiotiques, pour adapter la posologie de
méthadone s'il en était besoin. Le suivi thérapeutique de 28 patients
bénéficiant d'un traitement de substitution à l'héroïne par la méthadone a
été réalisé. Dix mL de sang sont prélevés juste avant la prise de
méthadone. La méthadone et l'EDDP sont dosés à partir de 0,5 mL de plasma
par CLHP/SM. Les conditions chromatographiques sont les suivantes : colonne C18
X-Terra®; phase mobile formiate d'ammonium 5mM pH3 / acétonitrile (65:35 /
v:v); ionisation en mode électrospray positif; quantification en mode recherche
d'ion unique. Les rendements d'extraction sont de 97% pour la méthadone et 68%
pour l'EDDP. Le temps de rétention de la méthadone est de 4,42 min, celui de
l'EDDP de 6,03 min, et aucune interférence chromatographique n'a été
observée avec les autres médicaments faisant partie des traitements des
patients étudiés. Les LdD sont respectivement de 0,05 et 0,02 µg/L, et les
LdQ de 0,10 et 0,04 µg/L pour la méthadone et l'EDDP. La méthode de dosage
est linéaire pour les deux molécules de 0,01 à 500 µg/L. Elle est
répétable et reproductible (CV < 5%). Methadone maintenance treatment: relationship between
dosage and plasma concentrations of methadone and EDDP determined by HPLC/MS The purpose of this study was to develop a specific and sensitive method for determination of methadone and EDDP in plasma by high performance liquid chromatography/mass spectrometry (HPLC/MS), and to check if there is a relationship between drugs dosage and plasma concentrations, in order to adjust dosages. A study on 28 patients under methadone maintenance treatment was performed. Ten mL blood samples were taken just before they received taking their daily methadone dose. Methadone and EDDP were determined after addition of methadone-D3 and EDDP-D3 and as internal standards extraction by hexane/ether from 0.5 mL of plasma. HPLC/MS conditions were : column C18 X-Terra®; mobile phase ammonium formiate 5 mM pH 3 / acetonitrile (65:35/v:v); ionisation in positive electrospray mode; quantification in SIM mode. Extraction yields are 97% for methadone and 68% for EDDP. The method appears to be linear for both methadone and EDDP (from 0.01 to 500 µg/L). Retention times for methadone and EDDP are respectively 4.42 min and 6.03 min. No chromatographic interference has been detected with the other medicine included in patient's treatment. LoDs were respectively 0.05 and 0.02 µg/L for methadone and EDDP; LoQs were 0.10 and 0.04 µg/L, respectively. This method is repeatable and reproducible (CV < 5%). Daily doses of methadone ranged from 10 to 160 mg/d and were the same for at least one month. Average concentration of methadone and EDDP were respectively 254 µg/L (107-490) and 25 µg/L (10-64). Correlation is higher between methadone concentration and daily dose in mg/d (r = 0.73, p<0.001) than when this one is expressed in mg/kg/d (r = 0.69; p < 0.001). Methadone concentrations are in accordance with the clinical observations, but there are inter individual variations are high in methadone concentrations for a same dose. As a conclusion, practitioners from the Addiction Centre will only ask for plasma methadone determination when the prescribed dose and the clinical examination are not in accordance. |