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Mise en
évidence de l'usage de drogues illicites à partir de la salive
par FPIA et CPG/SM, chez les patients d'un Centre Méthadone
Disclosure of illicit drug use from saliva by FPIA and
GC/MS, in patients under methadone maintenance
P. MARQUET, P. MURA, M.-F. DREYFUSS, H.LOTFI, G. LACHATRE
RÉSUMÉ
Dans le but d'évaluer la fiabilité de la salive comme milieu
alternatif pourla mise en évidence de l'usage de drogues
illicites, les opiacés, les cannabinoides, les amphétamine la
cocaine et ses métabolites ont été recherchés dans des
échantillons urinaires et salivaires prélevés simultanément
chez 37 patients du Centre Méthadone de Poitiers.
Après avoir validé, à l'aide d' échantillons salivaires
surchargés, l'application à la salive des kits urinaires AxSYM
(Abbott) de dépistage des quatre familles de drogues dans
l'urine par immunopolarisation de fluorescence, ces réactifs ont
été utilisés pour le dépistage de ces mêmes familles dans la
salive et l'urine. Puis les résultats positifs ou discordants
ont été vérifiés par chromatographie en phase gazeuse
couplée à la spectrométrie de made (CPG/SM).
Sur 37 couples salive/urine, 26 urines et 13 salives contenaient
des opiacés, soit une sensibilité du dépistage deux fois
moindre dans la salive que dans l'urine, même lorsque ce
dépistage est réalisé par une méthode sensible telle que la
CPG/SM; 20 urines contenaient du THC-COOH et 17 salives
renfermaientdu delta9THC (souvent en faible concentration) mais
pas de THCCOOH; un seul couple salive-urine contenait des
métabolites de la cocaine; deux couples salive-urine contenaient
de la buprénorphine; enfin aucun résultat exploitable n'a pu
être obtenu pour les amphétamines car l'échantillon salivaire
correspondant à la seule urine positive était d'un volume
insuffisant pour permettre l'analyse par CPG/SM.
En conclusion la salive d'une part conduit à un plus faible taux
de dépistage de la prise d'opiacés que l'urine et d'autre part
contient plus volontiers les produits parents que les
métabolites, contre lesquels sont généralement dirigés les
anticorps des kits de dépistage urinaires. Ce milieu alternatif
est donc peu adapté à la surveillance de l'abstinence chez les
patients sous traitement de substitution aux opiacés.
SUMMARY
In order to evaluate the reliability of saliva as an alternate
matrix for the disclosure of illicit drug use,
opiates,cannabinoids, amphetamines, cocaine and metabolites were
screened for in urine and saliva samples simultaneously collected
from 37 outpatients of Poitiers methadone maintenance program.
In a first time, Abbott fluorescence polarisation immunoassays (FPIA)
for the four major classes of illicit drugs in urine were
validated for their application in saliva, using spiked
drug-freesaliva samples. Thea these kits were used for the
detection of these same classes in the real saliva and urine
samples collected. At last, positive or discordant results were
verified using gas chromatography-mass spectrometry (GC/MS).
On 37 saliva/urine couples, 26 urine and 13 saliva samples
contained opiates, i. e. a screening sensitivity twice longer in
saliva than in urine, even when this screening was performed by a
sensitive technique such as GC/MS; 20 urine samples contained
THC-COOH and 17 saliva samples contained delta9 THC (often at low
concentration) but no THC-COOH; one urine/saliva couple only
contained cocaine metabolites; no useful result could be obtained
for amphetamines, because the saliva sample corresponding to the
sole positive urine was too small to allow a GC/MS confirmation.
In conclusion, (i) saliva leads to a longer detection rate of
opiate abuse than urine, (ii) saliva contains more parent
compounds than metabolite & against which are produced the FPIA
antibodies. This altemate biological fluid is thus poorly efficient
in abstinence monitoring of opiate addicts under maintenance
treatment.
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