|
|
Méthodes
d'analyse des amphétamines dans les milieux biologiques: revue
de la littérature. Ainsi, chez le vivant, des amphétamines ont pu être mises en évidence dans des prélèvements de sang, d'urine,d'ongles (2), de cheveux (3) et de salive (4). Dans le domaine médico-légal, après autopsie, des amphétamines ont également été mises en évidence danses mêmes matrices ainsi que dans la bile et dans divers tissus ou organes (5, 6). Dans le temps, les techniques de recherche ou de dosage de ces composés faisaient appel à des tests de coloration.à la spectrophotométrie en ultra-violet (U.V.), à la fluorescence, à l'absorption infra-rouge (I.R.) et à la chromatographie couche mince (C.C.M.). Ces méthodes historiques permettaient généralement l'identification du produit, mais parfois seulement de la famille chimique et rarement un dosage dans les milieux biologiques. En revanche, les méthodes actuelles sont généralement quantitatives, plus sensibles et plus spécifiques. Ainsi des techniques performantes telles que la chromatographie liquide haute performance (C.L.H.P.) et la chromatographie en phase gazeuse (C.PG.) supplantent actuellement les premières méthodes citées et sont largement utilisées pour confirmer les résultats positifs obtenus par les techniques de dépistage, dont les plus fréquemment utilisées sont immunochimiques ou radioimmunologiques. Le but de cet article est donc de faire la synthèse des travaux consacrés à des méthodes de dépistage ou de dosage des molécules amphétaminiques dans les divers milieux biologiques, afin que les laboratoires désirant mettre enplace ces analyses puissent y trouver les principes et les performances de techniques adaptées à l'appareillage dont ils disposent.
|