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Les avermectines en
médecine vétérinaire : utilisation, toxicité et méthodes de
dosage des résidus dans les aliments d'origine animale
Review of avermectins in veterinary medicine: clinical
use, toxicité and methods for residue estimation in food of
animal origin
B. ROUDAUT, J.P. ABJEAN, J.M.
POUL
Centre National d'études Vétérinaires et Alimentaires,
Laboratoire des médicaments vétérinaires,35133 FOUGÈRES,
FRANCE
RÉSUMÉ
L'introduction des avermectines en médecine vétérinaire a
révolutionné le traitement antiparasitaire des animaux de
rente. Ces substances sont actives à très faibles doses (0,2 à
0,5 mg/kg) contre les endoparasites chez les bovins, ovins,
porcins et équins. Les effets toxiques aigus de ces composés
sont principalement d'origine nerveuse. Ils sont dépourvus d
'activités mutagène et cancérigène mais sont à l'origine
d'effets embryotoxiques chez les animaux de laboratoire.Les
limites maximales de résidus des avermectines dans les tissus
des animaux sont comprises entre 0,01 et 0,6 mg/kg en fonction
des organes. Le niveau de sensibilité requis pour l'analyse de
ces substances étant en général élevé, la détection par
fluorescence s'est rapidement imposée. La purification des
échantillons est réalisée par extraction en phase solide. Les
avermectines sont ensuite dérivées par l'anhydride trifluoroacétique
en un dérivé hautement fluorescent et analysées par CLHP ou
visualisées sur plaque de silice. Ces techniques rapides et
applicables à un grand nombre d 'échantillons, permettent de
détecter au moins 0,015 et 0,002 mg d'ivermectine par kg de
foie, respectivement par chromatographie planaire et par CLHP.Des
méthodes équivalentes sont en cours de mise au point afin de
mettre en évidence et de quantifier les résidus des principales
avermectines dans la graisse, le muscle et le lait.Ces méthodes
sont mises en oeuvre, en France, dans les plans de surveillance
des résidus de médicaments vétérinaires.
SUMMARY
The introduction of avermectins in veterinary practice has
revolutionised the anti-parasitic chemotherapy of domestic animals.
These compounds are highly effective, at very low doses (0.2 to
0.5 mg/kg), against nematode and arthropod species in cattle, sheep,
pigs and horses. Symptoms of the acute toxicité of avermectins
can be attributed to neurointoxication. They are not mutagenic or
carcinogenic but may be embryotoxic in laboratory animal. The
maximal residue limits of avermectins in food-producing animal
tissues range from 0.01 to 0.6 mg/kg depending on the organ.
Analytical détermination of residues of these substances in
animal tissues is based on fluorescence détection. Tissue sample
extracts are purified by solid-phase extraction. The avermectins
are then transformed in to highly fluorescent compounds by
trifluoroacetic anhydride treatment and analysed by HPLC or maked
eye detection on silice thin layer plates. These rapid methods
are easily applicable to large numbers of samples and permit the
détection of 0.015 and 0.002 mg of ivermectin per kg of bovine
liver, by planer chromatography and HPLC respectively. Identical
methods are currently being developed to identify and mesure
residues of the main avermectins in fat, muscle and milk. These
methods are being applied in France to monitor the détection of
veterinary drug residues.
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