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Caractéristiques cliniques de la toxicomanie au crack.
RESUME Depuis quelques années, plusieurs sources indépendantes mettent en exergue l'augmentation de la consommation de crack aux Antilles corroborant notre propre expérience au CHU de Pointe à Pitre. L'overdose restant exceptionnelle, la toxicomanie au crack conduit à une hospitalisation d'environ 100 malades par an (1995). Cette intoxication génère des tableaux cliniques très variés et peu spécifiques. Cette absence de pathognomonie implique au moins la difficulté du diagnostic, au pire l'ignorance de la toxicomanie avec les conséquences liées. En dehors d'articles de description à propos d'une complication précise colligée par R.G.Smart (1) et par D.K. Hatsukami et al (2), on ne retrouve pas à notre connaissance dans la littérature d'étude clinique sur la prévalence des effets cliniques secondaires à la toxicomanie au crack. En collaboration avec l'Institut Médico-Légal de Strasbourg, nous avons mis au point une technique de dosage (CPG-SM) de la cocaïne, de ses métabolites principaux et du produit de pyrolyse de la cocaïne base spécifique consommation de crack: l'anhydroecgonine méthyl ester dans l'urine, la salive et les cheveux (3). Disposant ainsi des outils nous permettant d'effectuer le diagnostic biologique spécifique de cette toxicomanie avec une large fenêtre de détection nous avons étudié la fréquence relative des différents signes cliniques de l'intoxication aiguë et chronique au crack. L'objectif secondaire de l'étude étant d'étudier le contexte social et économique du toxicomane. Cette étude repose sur les informations recueillies dans le cadre d'une hospitalisation au CHU de POINTE à PITRE. Il s'agit d'une enquête transversale unique effectuée sur 1 an 6 mois ayant conduit à l'inclusion de malades consommateurs de crack 1- Smart R.GCrack cocaïne use : a review of prevalence and adverse effects. Ani.J.Drug Alcohol Abuse, 1991; 17 (1) :13-26. 2-Hatsukami D.K., Fisman M. W Crack cocaine and cocaïne hydrochlorhyde. Are the diffèrences myth or reality? JAMA 1996, 276 (19) : 1580-1588. 3-Kintz P, Cirimele V, Sengler C., Mangin P Testing human hair and urine for anhydroecgonine methyl ester a pyrolysis product of cocaïne. J.Anal.Toxicol. 1995, 19: 479-482. MOTS-CLÉS Cocaïne, Crack, Étude clinique, Chromatographie Gazeuse Spectrométrie de masse.
Since last years, several independant authority report an increase of crack consumption, as we observed at the CHU of Pointe a Pitre. Overdose is exceptional but around 100 patients a year (1995) are hospitalised for medical complication of cocaïne abuse. Multiple complications of cocaïne use have been described but without specificity. This lack of differential diagnosis often leads to toxicomania ignorance. All articles describing complications were either case reports or review articles [R.G.Smart (1) and D.K. Hatsukami et al (2)], no controlled clinical studies on the subject were available. We present the preliminary results of a clinical and analytical study carried out at Pointe a Pitre hospital and Strasbourg Forensic Institute. The biological diagnosis of cocaine or crack use was performed in plasma, urine or hair by a Gas Chromatography- Mass spectrometry (GC-MS) method for quantitative determination of cocaïne, its major metabolites and pyrolysis product
l- Smart R.GCrack cocaihe use : a review of prevalence |