par Marie-Hélène GHYSEL (LIPS -LILLE)

Le 37e Congrès du TIAFT (The International Association of Forensic Toxicology) s’est déroulé du 5 au 9 septembre 1999 à CRACOVIE en Pologne. Cette cité est la troisième ville du pays, elle a un passé historique de plus de 1000 ans, et une université vieille de 635 ans. Il est très agréable de visiter ses nombreux monuments, l’imposant château Wawel, et son immense place, bordée de terrasses où il fait bon se détendre après une journée bien remplie.

Le 5 Septembre, nous avons été accueilli à l’hôtel de ville où, après de chaleureux souhaits de bienvenue, nous avons été convié à déguster de délicieuses spécialités culinaires .

Les conférences ont démarrées le 6 Septembre, elles ont été suivies en soirées par un concert d’orgue à l’église Sainte Marie, par une journée conviviale sur des rafts dans les gorges de la rivière Dunajec aux confins de la slovaquie et enfin par un repas de gala dans un château.

Les communications scientifiques ont été réparties selon différents thèmes. Après les conférences plénières ont été abordés :

F l’interprétation des résultats analytiques,

F les drogues d’abus et le dopage,

F la validation des procédures analytiques,

F l’analyse des matrices alternatives,

F la conduite automobile sous influence,

F puis les sujets libres.

Des sessions permettant la lecture des posters ont été programmées au cours de cette semaine de congrès.

Vous trouverez ci-dessous un résumé des différents sujets abordés, ainsi que la signification des abréviations employées. Ces communications et posters seront publiés dans la revue de criminalistique polonaise.

I. – CONFÉRENCES PLÉNIÈRES

M.J. BOGUSZ (Aix la Chapelle) a rappelé l’importance des techniques analytiques dans le développement de la Toxicologie Criminalistique, sans occulter le fait que des technologies de plus en plus sophistiquées sont un outil qui donne une information qu’il faut interpréter en fonction des effets biologiques et au service de la justice.

E.J. CONE (NIDA, USA) a fait un rappel des différentes découvertes et événements qui ont fait progresser la Toxicologie Criminalistique à la recherche de la vérité. Dans les années 40 à 60 les nouveaux appareillages ont permis l’amélioration des techniques d’analyses des médicaments, les années 70 – 80 ont vu se développer les drogues et des recherches dans le cadre des embauches professionnelles , et depuis, les appareils sont de plus en plus sophistiqués pour répondre aux problèmes de santé, de pollution, d’usage de drogues. Les analyses toxicologiques ont une place prépondérante dans la recherche d’un travail, le sport, la criminalité...

II. – L’INTERPRETATION DES RESULTATS ANALYTIQUES

Quelle est la définition d’une intoxication pour un membre du TIAFT ? D. UGES (GRONINGEN, Pays-Bas) nous rappelle la difficulté de l’interprétation de nos résultats.
Un cancéreux qui reçoit de plus en plus de morphine décède t’il de son cancer ou de la morphine ? Doit-on considérer comme une intoxication, le médicament somnifère utilisé dans un viol après endormissement ? Après plusieurs exemples D. UGES propose la définition suivante " Une intoxication est un état médicalement ou socialement inacceptable dans lequel se trouve un individu à cause d’une dose trop importante de substance exogène pris par lui même ou qu’une autre personne lui a donné " .

A. Jamienson d’EDINBOURG présente l’approche écossaise pour améliorer l’interprétation des taux post-mortem par la création d’une banque de données. Le " UK Forensic Toxicology forum " est un groupe de laboratoires de toxicologie criminalistique et clinique au Royaume-Uni. Ce groupe a créé une banque de donnée de taux thérapeutique, toxique ou létal et serait intéressé de connaître des projets similaires dans d’autres pays

Le citalopram Ce médicament antidépresseur est utilisé sous forme racémique, une méthode de dosage des stéréo-isomères et des métabolites par CLHP est proposée par AHLMER et Coll. (Linköping, Suède).
La concentration du citalopram racémique dans les sangs d’autopsie varie de 0,5 à 38,9 µg/g. Celle du desméthylcitalopram de 0,08 à 2,92 µg/g. Les ratios entre les formes S-R varient de 0,54 à 1,06 pour le citalopram.

Le cannabis. Christian GIROUD et Coll. (Lausanne, Suisse) présentent le comportement, les effets physiologiques et les taux de cannabinoïdes dans le sang, les urines, la salive et la sueur après ingestion de thé au cannabis dans de l’eau ou dans du lait par 2 groupes de 6 volontaires.

Stabilité des drogues dans les prélèvements post-mortem Holmgren et Coll. Linköping, Suède).
En Suède il y a un délai de quelques jours entre le prélèvement et l’analyse. La stabilité des xénobiotiques a été testée en analysant les prélèvements 1 an après y avoir ajouté du fluorure de potassium et avoir conservé le prélèvement à – 20°C.
A part les nitrobenzodiazépines, notamment le 7-aminoflunitrazépam, les produits exogènes dans le sang fémoral et l’humeur vitrée sont stables à la congélation.

Ethanol/ethylomètre D.ZUBA et Coll. (CRACOVIE Pologne)
Les polonais ont réalisé une étude comparative entre l’éthylomètre ALCOMAT V5 et la mesure de l’alcoolémie par GC.Les résultats de l’éthylomètre par rapport à l’alcoolémie varient de – 0,83 o/oo à 1,37 o/oo.
Le ratio air expiré/sang est de 2063/1 ± 230.

III. – LES DROGUES D’ABUS ET LE DOPAGE

Le dopage
Présentation par A. Fraser (Halifax, Canada) du "  Canadian Centre for Ethics in Sport " (CCES), une organisation comprenant la recherche, l’éducation, la détection et le suivi du dopage dans le sport. 1900 prélèvements d’urine ont été analysés en 1997. Sur 10 ans les infractions ont été pour :
Ø 74 %, les stéroïdes anabolisants,
Ø13 %, refus de soumission d’urine
Ø 9 %, les stimulants,
Ø 4 %, les diurétiques.
Les contentieux sont réglés par une commission composée de 2 médecins et 1 toxicologue.

J. GEROSTAMOULOS et Coll. (Melbourne, Australie) ont présenté la situation australienne dans les cas doverdose à l’héroïne. L’augmentation des décès à l’héroïne est passée de 49 en 1991 à 268 en 1998.

Les concentrations en morphine totale sont comprises entre 0,01 et 3,4 mg/l.

Analyse de b adrenergiques dans les cheveux .
V. DUMESTRE-TOULET et Coll. (Bordeaux, Strasbourg, Le Havre,)
présentent une procédure pour détecter 14 b 2- adrenergiques dans les cheveux. La limite de détection est comprise entre 2 et 10 pg/mg.
Plusieurs applications sont présentées. Il a été retrouvé chez différents sportifs :
Ø 71 pg de salbutamol/mg de cheveux d’un nageur,
Ø 8,41 ng de métoprolol/mg de cheveux d’un tireur d’élite,
Ø 261 pg de sotalol/mg de cheveux d’un archeur
et 30 à 48 pg de clenbutérol par mg de poils de veaux.

Défenestration suite à la consommation de psilocybes.
R. WENNIG Du Luxembourg présente le cas d’une jeune fille qui a absorbé des champignons hallucinogènes et en voulant " s’envoler " a été retrouvée morte 2 étages plus bas.
La psilocybine/ psilocyne a été dosée dans les champignons et les prélèvements d’autopsie par GC-MS après dérivation au MSTFA.
Les concentrations de psilocyne sont de 26,4 ng/ml dans le sang cardiaque et 212,5 ng/ml dans le sang fémoral. Du cannabis a également été retrouvé aux taux de 27,7 ng de THC ; 7,7 ng de 11-OH-THC et 89,4 ng de THC-COOH-/ml.

Cocaine (Urine, Cheveux) N.LU et Coll. (Washington USA) présentent une étude réalisée aux USA sur 2 800 urines collectées les 4 premiers mois de 1999 pour savoir si les cocaïnonanes utilisent de la poudre de cocaïne ou du crack fumé. L’analyse des métabolites spécifiques de la pyrolyse du crack, l’anhydroecgonine méthylester (AEME) et l’ecgonine a permis cette différentiation.
57 % des urines provenaient de consommateurs de crack.

Cocaine
La cocaïne est la drogue la plus utilisée aux U.S.A., Il y aurait 20 millions de consommateurs. R.H. WILLIAMS et Coll. (Chicago USA) présentent la détection de la cocaïne et de ses principaux métabolites par extraction SPE et analyse GC-MS chez des patients admis aux urgences à Chicago.
Les taux sanguins obtenus sont les suivants :
Ø COC : 16,1 à 130,1 ng/ml (n = 3)
Ø EME : 27,2 à 95,6 ng/ml (n = 9)
Ø BZE  : 18,4 à 1390,3 (n = 22)
Ø Norcoc : 0
Les concentrations urinaires sont également données :
Ø COC : 3,6 à 40.130. n = 23
Ø EME : 36,4 à 660.500 n = 27
Ø NorCoc : 8,5 à 2.520 n = 9
Ø BZE  : 106 à 3.361.000 n = 29

Extraction, dérivation et analyse de drogues et médicaments acides neutres et basiques par SPE et GC-MS. Sue Paterson et Coll. (LONDRES) présentent une analyse simultanée de stimulants, opiacés, analgésiques, antidépresseurs, anxiolytiques, anti-psychotiques, hypnotiques et leurs métabolites dans l’urine par SPE & GC-MS et détection semi-automatique.
L’urine est soumise à une hydrolyse enzymatique extraite sur colonne Pakerbond Narc-2. L’extrait est dérivé au MBTFA. 100 produits sont recherchés automatiquement par création d’une macro. Grâce à ce système 40 échantillons d’urine sont analysés chaque jour.

Analyse de l’olanzapine par LC APCI-MS
M.J. BOGUSZ et Coll. (Aix la Chapelle) présentent l’analyse de l’Olanzapine dans le sérum après extraction sur colonne ODS et analyse par LC APCI/MS. La limite de quantification est de 1 µg/l. L’olanzapine dans les échantillons de sérum congelés est stable pendant plus de 4 semaines. Du glucuronide et N-desméthylolanzapine sont retrouvés dans les urines
.

(l’ olanzapine est commercialisé en France sous le nom de ZyprexaÒ , et utilisé dans le traitement de la schizophrénie.)

Screening des xénobiotiques dans le plasma par LC-ES-MS
Pierre MARQUET et ses collaborateurs (Limoges) présentent une technique d’extraction et de screening par LC-ES-MS. La bibliothèque qu’ils ont réalisé à partir de 1200 composés sur l’appareil de chez PE-SCIEX, leur permet d’augmenter le nombre de molécules identifiées dans les analyses toxicologiques par rapport à celles décelées par GC-MS et CLHP - BD.

Détermination du GHB dans le sérum par GC-MS
Alain VERSTRAETE (GAND.GENT.B) et ses collaborateurs présentent une méthode de dosage du GHB dans le sérum ou le plasma.
A 20 µl d’échantillons est ajouté un étalon interne (10 µl de GHB-D6 à 100 µg/ml dans l’acétonitrile) et 45 µl d’acétonitrile. Après agitation et centrifugation, 50 µl de surnageant sont évaporés et dérivés par 20 µl de BSTFA ou MSTFA. Le tube est incubé 12 minutes à 90°C. 1 µl est injecté en GC-MS mode SIM (m/z 147, 204, 206, 233, 239).La limite de détection est de 1 µg/ml.

Détermination du clenbutérol, des stéroides anabolisants et leurs métabolites dans les urines par GC-MS / PCI
B. ROTHWEILER de chez HP présente une technique permettant de détecter 2 ng/ml de ces différents produits en routine.

IV. – VALIDATION DES RESULTATS ANALYTIQUES

J. BOSMAN et Coll. (GRONINGEN, PB) présentent l’évaluation de la colonne SPE Abselut TM pour l’extraction des drogues avant analyse par GC-FID et CLHP-BD.
Cet absorbant peut extraire une large gamme de produits hydrophiles et lipophiles.
Le pH de l’extraction est important. Abselut TM présente des avantages analytiques.

M. HERZLER et Coll. (Berlin, All) présentent un travail réalisé sur une bibliothèque de 2000 spectres ultraviolet de produits toxiques et différents appareils HP, Kontron et Shimadzu.

W. WEINMANN et Coll. (Freiburg, All) présentent la constitution d’une bibliothèque de spectres pour les produits analysés avec un LC/MS PERKIN ELMER/Sciex API 365 ion spray TM. (Le nombre de produits inclus dans la bibliothèque (600) correspond à la moitié de celui présenté par Pierre Marquet).

V. DEMME et Coll. de l’Université de Jena (All) présentent la combinaison d’une CCM bi-dimensionelle et la spectrométrie de rémission pour l’identification des poudres.

Marc DEVEAUX et Coll. (Lille) présentent une analyse du Sildenafil (Viagra) et de ses métabolites par CLHP-BD. L’extraction liquide/liquide se réalise à pH9. Les concentrations sanguines thérapeutiques sont comprises entre 70 et 315 ng/ml.

A.L. HUNT et D. ZEITLIN (GLASGOW, UK) présentent une extraction et analyse du flunitrazépam et ses métabolites dans l’urine par SPE-HPLC-DAD. Cette méthode appliquée dans les recherches de "drogues de la soumission" permet de détecter 1 à 8 µg/l de flunitrazépam ou métabolites.

A. ISHII et ses collaborateurs (Nagoya-Japon) présentent une méthode sensible pour déterminer la miansérine et la setiptiline dans les liquides biologiques par GC-SID (surface ionisation détecteur). Ces antidépresseurs tétracycliques sont extraits sur cartouche. Les limites de détection sont de 1 et 2 ng/ml respectivement.

V. – LES MILIEUX ALTERNATIFS

R.A. JUFER et ses collaborateurs (NIDA. USA) présentent l’étude de l’élimination de la cocaïne et de ses métabolites dans la salive après consommation orale répétée de gélules conçues spécialement pour éviter la contamination buccale. Des taux importants de EME et NorCOC sont retrouvés dans la salive. Les taux de EME sont plus importants que ceux de cocaïne et de BZE.

La détermination des opiacés dans la salive chez les personnes en cure de désintoxication a été présentée par E. JANOWSKA et ses Coll. (CRACOVIE, POLOGNE). L’étude est réalisée en parallèle sur le sérum et a porté sur 37 individus. Les taux obtenus (en ng/ml) sont les suivants :

 

SERUM

SALIVE

Morphine

0 à 671

0 à 142

Codéine

0 à 553

0 à 428

P. KINTZ et ses collaborateurs (STRASBOURG & LILLE, France) ont présenté la recherche de déhydroépiandrostérone (DHEA) dans les cheveux..
La DHEA peut se transformer en d’autres hormones incluant les oestrogènes et la testostérone. Aux USA, elle est classée dans les compléments nutritionnels alors qu’il s’agit d’un produit dopant en France. L’étude réalisée a porté sur 27 individus (15 hommes, 12 femmes âgées de 17 à 42 ans).
Après décontamination des cheveux, 100 mg de cheveux sont incubés dans de la soude 1M en présence de 1 ng de testostérone-d3. L’extraction se fait sur colonne Isolute C18 et extraction par le pentane. Après silylation, la DHEA est analysée par GC/MS. La limite de détection est de 0,5 pg/mg. Les concentrations mesurées sont comprises entre 1,2 et 6,7 pg/mg avec une moyenne de 4,3 pg/mg pour les hommes, et de 0,5 à 10,6 pg/mg (moyenne 5,3) pour les femmes. Après administration orale de 25 mg/jour de DHEA pendant 1 mois à 3 hommes, les taux obtenus après analyse segmentaire des cheveux étaient de 12,6 à 76,3 pg/ml ; 7,5 à 13 et 32,7 à 48,9 pg/mg. Cette analyse permet de déceler une consommation d’anabolisants.

C. JURADO et ses collaborateurs (SEVILLE-Espagne) ont présenté une étude comparative entre les cheveux et l’urine dans la mise en évidence de consommation de drogues. Les gros consommateurs d’héroïne, cocaïne et cannabis étaient positifs à la fois dans les urines et les cheveux alors que chez quelques consommateurs occasionnels seuls les cheveux étaient positifs. Cette étude montre que les deux types d’analyses sont nécessaires pour établir un abus de drogues.

T. Kelly et Coll. (SYDNEY, Australie) ont présenté une méthode de détection de l’Allopurinol et de ses métabolites dans les cheveux par LC-MS. En fait l’allopurinol n’est pas détectable dans les cheveux alors que son métabolite l’oxypurinol l’est.


V. – CONDUITE AUTOMOBILE SOUS INFLUENCE

L’approche dans différents pays a été présentée.

Ä M.R. MOELLER et ses collaborateurs (HOMBURG, Allemagne) ont présenté la position allemande. En août 98, une nouvelle loi a été introduite en Allemagne pour sanctionner les individus conduisant sous l’emprise d’amphétamine, MDMA, MDE, cannabis, cocaïne, héroïne et morphine. Cependant les approches pour le dépistage de ces consommations sont différentes selon l’état de la République Fédérale d’Allemagne.
En Saarland quand un chauffeur est arrêté et que le policier suspecte que le conducteur a consommé des drogues, il y a 2 possibilités :
une analyse sanguine si l’officier pense que la conduite n’est pas sûre.
‚ une analyse préliminaire sur l’urine si l’individu est limite.

Dans le cas , le cas est rapporté à la Cour de Justice Criminelle si aucune drogue n’est détectée. Dans le cas ‚ , si les urines sont négatives, le chauffeur peut repartir sans problème. Si les urines sont positives, du sang est prélevé. Si une drogue est détectée le chauffeur a une amende de 500 DM et 1 mois de suspension de permis.
Le succès de cette approche dépend de la capacité des policiers et de la fiabilité des tests. Ces tests sont expérimentés dans 8 pays européens ayant le projet ROSITA. ROSITA : Etude européenne " Road Side Testing Assessment "
L’entraînement des policiers à détecter des signes de consommation de drogues existe en Allemagne. Le texte va être traduit en différentes langues.

ÄAlain VERSTRATE et Viviane MAES (GAND et BRUXELLES) ont présenté l’approche belge. Après l’étude effectuée en 1995 et 1996 sur l’impact des drogues au volant où 19 % des conducteurs blessés étaient positifs, un projet de loi a interdit de conduire sous l’emprise de substances pouvant altérer la conduite. La liste des drogues, l’échantillon, la méthode analytique et les seuils seront déterminés par décret royal.
Un comité composé de toxicologues et d’officiers de police doit mener à bien ce projet.
Un rapport scientifique comprenant les effets des drogues sur la conduite, les concentrations dans les liquides biologiques et les meilleures méthodes de détection a été écrit. Une procédure en 3 points a été établie :
la mise au point de signes de la présence de drogues par une batterie de tests standardisés.
‚ si les signes sont détectés, une immunoanalyse urinaire est réalisée sur le site
ƒ si l’immunoanalyse est positive, un médecin prélève du sang pour analyse par GC-MS.
Les seuils mentionnés par la loi sont de 2 ng/ml pour le THC, 20 ng/ml pour la morphine libre ; 50 ng/ml pour l’amphétamine, MDMA, MDEA, MBDB, la benzoylecgonine et la cocaïne.

V. Spiehler (NEWPORT BEACH, USA) et ses collaborateurs de chez COZART proposent des seuils pour la détermination des drogues d’abus dans la salive dans le cadre de la conduite automobile. En fonction des ratio salive/plasma selon des pH salivaires de 6,4 à 7,6 les seuils proposés sont (en ng/ml) 60 pour la cocaïne ; 56 pour l’amphétamine, 78 pour la méthamphétamine, 30 pour la 6 MAM, 60 pour la morphine, 165 pour la codéine, 50 pour la méthadone, 3,6 pour le diazépam, 1,5 pour l’alprazolam et 6 pour le nordiazépam. Quant au THC un seuil de 100 ng/ml est recommandé.
Le Rapiscan utilise 1ml de salive diluée à 50 %. Les cut-off sont de 20 ng/ml pour l’amphétamine, opiacé, cocaïne et 50 ng/ml pour THC.

J. Superata de warszawa en Pologne de chez MEDIM Beckman a présenté les avantages de l’électrophorèse capillaire pour résoudre des problèmes en toxicologie criminalistique. Différents détecteurs peuvent être couplés.
La gamme des toxiques détectés est étendue.

VI. – LES SUJETS LIBRES

M.L. Huestis et Coll. de la NIDA aux USA ont présenté un travail sur les concentrations de buprénorphine (BUP) et norbuprénorphine après absorption par IV ou par voie sublinguale. .
La buprénorphine est détectée dans le plasma avec une limite de détection de 0,1 ng/ml pendant 24 à 72 heures après une faible dose par intraveineuse. Après 72 heures les taux de buprénorphine sont compris entre 0,1 et 0,4 ng/ml après 8,12 ou 16 mg IV.
Après absorption de 12 mg par voie sublinguale des concentrations moyennes de 0,2 ng/ml sont détectées à 72 heures.
Le pic moyen de norbuprénorphine est de 0,8 ng/ml, 30 min après 12 mg de BUP sublinguale et 3,1 ng/ml 5 à 10 min après 12 mg de BUP IV.
La NorBUP est détectée à une limite de détection (LOD)de 0,1 ng/ml , pendant 2 heures après 2 mg de BUP IV, 24 heures après 4 mg d’IV, 48 heures après 8 mg d’IV et 72 heures après 12 et 16 mg d’IV.

N.A. Me Lachlan - Troup et Coll. (Londres, UK), ont présenté la différentiation de l’abus d’héroïne illicite par rapport à l’héroïne prescrite en recherchant la présence de papavérine et la noscapine dans les urines.

T. Stimpfl et W. Vycudilik (VIENNE, Autriche) ont présenté une étude sur l’utilisation de résine de polystyrène comme OASIS TM et amberlite XADÒ pour isoler les substances lipophiles de bas poids moléculaire des échantillons de tissus.

K. Asri et R. Anderson (MALAISIE, GLASGOW UK) ont présenté une optimisation des conditions de SPME pour l’analyse " Head-space " de pesticides organophosphorés dans le sang total notamment le malathion et le diazinon.

A. Jenkins et G. Sebrosky de CLEVELAND USA ont présenté une intoxication fatale à l’amantadine et une revue de littérature. Il s’agit d’un produit utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson et comme agent antiviral (ce produit ne serait pas utilisé en France).
Les concentrations thérapeutiques sont comprises entre 0,3 et 1 mg/l. La toxicité se manifeste ensuite jusque 5 mg/l.
Le cas d’un homme de 39 ans traité à la fluphénazine est amantadine est rapporté.
Les concentrations d’amantadine déterminées après extraction liq/liq et analyse par CG-NPD sont les suivantes (en mg/l ou mg/kg) : sang cardiaque 35, urine 50, foie 157, gastrique 84

D. Martinez et M. Ruprah (Londres) ont présenté des intoxications à la venlafaxine (commercialisé sous le nom de EFFEXORÒ en France). Il s’agit d’un antidépresseur. L’analyse est réalisée par CG/NPD. Les taux thérapeutiques de venlafaxine et de son métabolite l’O-desméthylvenlafaxine sont compris entre 0,02 - 1,13 et 0,1 - 0,9 mg/l. Dans des cas d’overdoses cliniques (6) ils étaient de 4,1 - 14,2 et 0,9 - 4,9 mg/l. Dans les cas mortels (22) les taux étaient de 1 - 28 et 1 - 5 mg/l.

F. Tarbah et ses Coll. (Duesseldorf, Allemagne) ont présenté la caractérisation par SM des métabolites hématiques de la D,L – Kavain après HPLC et GC-MS. L’étude est réalisée sur une culture de cellule.

K. Arys et Coll. de GAND, Belgique, rapportent une détermination quantitative de paraquat par HPLC-DAD suivie par une réduction chimique par le borohydrure de sodium dans le cas d’une intoxication mortelle. La préparation de l’échantillon comprend une précipitation de protéine par l’acide trichloracétique suivie d’une réduction chimique par borohydrure de sodium. Après extraction par un solvant, la séparation du paraquat est réalisée sur une colonne Merck Aluspher 100 RP. Les taux obtenus sont les suivants : 5,05 mg/l dans le sang ; 6 mg/l dans l’urine ; 17,2 g/l dans le contenu gastrique. Seulement 4,80 mg/kg sont détectés dans le foie, alors que 80,6 mg/kg sont retrouvés dans les reins

W. Benrahard et Coll (BERNE, Suisse) ont présenté la saisie de 27 000 comprimés de Méthamphétamine avec le logo W9. Ces comprimés provenant de Thaïlande renfermaient de 19 à 26 % de d-Méthamphétamine et de la Caféine.

Les drogues de rue dérivées des phénéthylamines (PEA) retrouvées sur le marché Belge sont présentées par J. DIRINCK et ses Coll. (GAND, Belgique). L’analyse de 478 échantillons a été effectuée par GC-IRTF. Parmi les produits identifiés, citons l’a -PEA ; la N-méthyl-a -PEA ; la 4 Bromo 2,5 diméthoxy PEA (2C-B), la MBDB.

V. Mok et D. Chan (HONG KONG) ont présenté une intoxication collective due à un manque de rinçage des unités d’hémodialyses désinfectées au formol .3 patients sont morts.
Le formaldéhyde a été mis en évidence dans le sang après extraction à l’hexane/dichlorométhane (70/30) et dérivation par le dinitrophénylhydrazine. L’analyse est réalisée par GC-MS. Les taux obtenus sont de 1,3 ; 1,5 et 3,7 µg/ml alors que l’acide formique a été retrouvé aux taux de 130 ; 100 et 110 µg/ml.

VII. Posters

Ä La détermination de traces d’opiacés dans les urines par SIMS par U.Kh Rasulev et Coll de l’Uzbekistan,

Ä Les difficultés rencontrées lors du diagnostic d’overdoses de drogues illicites par E. Marques de COIMBRA Portugal. Les taux d’opiacés sont parfois assez faibles.

Ä L’analyse des liquides biologiques dans des cas d’intoxication par l’héroïne par A. Kovacs et Coll. (BUDAPEST, Hongrie).

Ä Le rôle de l’éthanol dans les concentrations de cocaïne post-mortem dans le sang total par A. Danatta Chasin et A. Nidio (SAO PAULO, Brésil . La Dose Létale 50 du cocaéthylène est plus basse que celle de la cocaïne. Un groupe de 36 cas de décès où la cocaïne est la seule cause de décès est comparé à un autre où 18 personnes sont décédées d’alcool et cocaïne. Le ratio BZE/COC est supérieur à BZE/COC + éthanol.

Ä I. Rasanen et ses Coll. (Helsinski Finlande), rapportent une comparaison entre les immunoanalyses de benzodiazépines et la GC. La GC détecte mieux que l’immunoanalyse sur 506 prélèvements. 200 sont positifs dans l’urine par GC et 153 par immunoanalyse.

Ä Intoxication aiguë par le parathion par E. Marques et Coll (COIMBRA, Portugal). La distribution du parathion dans les différents organes est présentée. En général les taux sanguins sont faibles alors qu’ils sont importants dans l’estomac.

Ä R. Wachowiak et Coll. (Poznam, Pologne) rapporte la distribution de l’hydrogène sulfuré chez le rat et les changements histologiques.

Ä B. Paul (Rockville, USA) rapporte la pyrolyse de la coc en méthylecgonidine et la transformation métabolique et hydrolytique en ecgonidine. L’étude a été réalisée à partir de méthylecgonidine incubée dans un homogénat de foie humain. La méthylecgonidine dans l’urine à pH > 6,5 est stable à température ambiante 24 heures.

Ä Comparaison entre la GC-MS et la LC-MS pour la quantification de la morphine, de la codéine, de la 6-MAM et des dérivés glucuronés dans les sérums humains L. Rivier et Coll. (LAUSANNE, Suisse). La LC-MS est de manipulation plus aisée, 2 fois plus rapide et donne une vue complète en une analyse, des métabolites des opiacés.

Ä Temps de détection des opiacés dans l’urine après utilisation de différentes doses d’héroïne et par différentes méthodes de screening par M. Smith et Coll. Washington USA. En octobre 1998 le " Federal Workplace Drug Testing Program " aux USA a changé les cut-off pour les opiacés. Ils sont devenus 2000 ng/ml pour la morphine et > 10 ng/ml pour la 6-MAM. De l’héroïne a été administrée par différentes voies et testée par différentes immunoanalyses. Le plus grand nombre de tests positifs est réalisé par CEDIA 300 > EMIT 300 > ONLINE Roche 300 > AXxSYM 300 > EMIT 2000 > ONLINE Roche 2000.

Ä Détermination des différents opiacés dont l’hydrocodone et l’hydromorphone dans les échantillons biologiques par GC-MS après silylation par M. Baliikova et V. Maresova (PRAGUE, République Tchèque)

Ä Analyse d’amphétamine et phenéthylamine par HPLC-APCI MS par M.J. BOGUSZ et Coll. (Aix-La-Chapelle, Allemagne). Les limites de détection sont comprises entre 1 et 5 µg/l de sérum.

Ä Technique de purification pour l’analyse d’amphétamine par MS dans les corps putréfiés K. Hara et Coll. (Fukuoka, Japon). Un passage sur colonne extrelut avant l’extraction est réalisé.

Ä Séparation des énantiomères des amphétamines par électrophorèse capillaire après administration de L-Deprenyl à l’homme E. Kim et Coll. (SEOUL, Corée).

Ä M. PRAISLER et I. DIRINCK et leurs coll. de GAND ont présenté 2 posters sur " l’Optimisation d’analyse des amphétamines et analogues par GC-FTIR " Présentation de la préparation d’échantillons et de la recherche automatique

Ä M.J. BOGUSZ et ses Coll. de AIX LA CHAPELLE ont présenté une étude multicentrique sur la reproductibilité des spectres de masse obtenus après analyse par LC-APCI MS. Des drogues de différentes polarités ont été testées, la morphine 6 glucuronide, la 6 MAM, la codéine, le LSD, la MDMA. L’étude a été réalisée dans 2 laboratoires différents avec le même matériel. La reproductibilité intra-laboratoire à court terme est satisfaisante. Mais les expérimentations à long terme montrent différents degrés de fragmentation. Le changement dans la composition de la phase mobile n’affecte pas la reproductibilité de la fragmentation.

Ä M. KROGH D’OSLO en NORVEGE a présenté un poster sur la micro-extraction en bioanalyse

Ä S.S. JOHANSEN et S. FELBY de COPENHAGEN au DANEMARK ont présenté un poster sur la détermination du GHB par Head-space GC-MS dans les saisies. Le GHB est converti en GBL en milieu acide à haute température. Les différents essais réalisés ont montré que les meilleures conditions étaient : qu’après l’action de l’acide, 0,5 g de NaHSO4 est ajouté à 1 ml d’échantillon. L’head-space se faisait à 120°C pendant 20 minutes. La méthode a été appliquée à l’analyse du sang et de l’urine.

Ä T.F. AUGUST et ses collaborateurs de BRISTOL aux USA ont présenté un poster sur la détermination du GHB dans les échantillons biologiques et adultérés sans formation de GBL. Le GHB est déterminé après extraction en phase solide par Clean SreenÒ GHB avec lavage liquide et dérivation sans formation de lactone. La limite de détection est de 5 mg/l.

Ä H. CHUNG et ses collaborateurs de SEOUL en COREE ont présenté un poster sur l’étude pharmacocinétique et l’excrétion urinaire du dextrométhorphan, Ce produit est très fréquent en COREE. L’excrétion urinaire a été étudié chez l’homme, la pharmacocinétique chez le rat.

Ä U.K. RASULEV et ses collaborateurs ont présenté un poster sur l’analyse de la chlorpromazine par spectrométrie de masse par ionisation de surface (SIMS). La SI a une haute sélectivité pour les bases azotées.

Ä A. SMITH et ses collaborateurs d’Oslo en Norvège ont présenté un poster sur l’excrétion urinaire des métabolites du diazépam chez les volontaires sains ne prenant qu’une dose de diazépam et chez des drogués. Les 2 groupes sont composés de 6 expérimentateurs et reçoivent 10 mg de diazépam. Après consommation de diazépam de très grandes intra- et inter-individuelles différences d’élimination de diazépam dans les urines apparaissent.

Ä I.J. BOSMAN et ses collaborateurs d’Utrecht aux Pays-Bas ont présenté un poster sur la recherche de 4-MethylthioAmphétamine dans l’urine par des immunoessais et GC/MS. Cette nouvelle substance appelée S-5 est vendue dans les " smart shops " aux Pays-Bas. La MTA a une immunoréactivité acceptable avec EMITâ monoclonal et EMITâ polyclonal et FPIA

Ä P.X. ITEN et ses collaborateurs de Zurich en Suisse ont présenté un poster sur 2 cas de coma après consommation de GHB. Le liquide utilisé contenait 0.5g/ml de GHB. 17,5 g de GHB avait été consommé. Des doses de 5 à 6 g peuvent provoquer un coma. Les concentrations de GHB dans le sang et l’urine étaient respectivement de 12 et 1200 µg/ml environ 8 heures après la consommation de liquide contenant du GHB.

Ä K. TAKAICHI et ses collaborateurs de Kashiwa au Japon ont présenté un poster (n° 27), sur l’extraction supercritique des métabolites des benzodiazépines présents dans le sang.

Ä Z. CHLOBOWSKA et ses collaborateurs de Cracovie en Pologne ont présenté un poster (n° 28) sur l’application de la GC à l’identification de produits du pétrole dans la contamination de l’environnement. L’analyse se fait en GC avec un détecteur FID.

Ä K. ARYS et ses collaborateurs de Gand en Belgique ont présenté une étude comparative entre la méthode enzymatique et la méthode head space pour l’analyse de l’alcool dans le sang et les urines (poster 29 ). Ces 2 méthodes ne sont pas équivalentes. La valeur EMIT est supérieure à la valeur HS dans les hautes alcoolémies (> 2,5 g/l). Une interférence possible du LDH a été indiquée avec le système EMIT.

Ä K. KUDS et ses collaborateurs de Fukuoka au Japon ont présenté un poster sur la détermination du triazolam et de ses métabolites dans le sang et l’urine humains par GC/MS. Les TBS dérivés sont plus stables que les TMS.

Ä E. NOVAKOVA de Prague en République Tchèque a présenté la recherche d’amphétamines et d’opiacés dans le Meconium poster n° 31.

Ä J. GEROSTAMOULOS et ses collaborateurs de Melbourne en Australie ont présenté les résultats d’une étude sur l’impact de la consommation de drogues dans la survenue des accidents mortels en Australie (poster n° 32 ) La prévalence de la drogue chez les conducteurs tués en 1995-1996 est de 27 % soit une augmentation de 3 % si l’on compare avec 1990-1993. La drogue la plus retrouvée est le cannabis qui passe de 11 à 13 %. L’incidence de l’alcool (0.1 g/l) est de 32 % (baisse de 4 % par rapport à 1990-1993). Les conducteurs coupables sous cannabis ont des teneurs en THC en moyenne de 15 ng/ml alors que chez les non coupables, elle est de 3,5 ng/ml.

Ä E. LOGEMANN de Freiburg en Allemagne a présenté un poster (n° 33) sur le risque de conduire sous l’influence de clométhiazole. Cette substance est utilisée dans le traitement de l’alcoolisme. Un individu soigné avec cette substance a perdu le contrôle de son véhicule. Il avait des taux plasmatiques supérieurs aux taux thérapeutiques : 3.3 µg/ml (N = 0,1 – 2,8 µg/ml).

Ä H. Samkova et coll. de Brno République Tchèque ont présenté des cas d'accidents du trafic causés par consommation de méthamphétamine, cannabis, MDMA et bipéridène

Ä J. Zimmermann et coll. (Hambourg, Allemagne) ont présenté un poster (35) sur la recherche des drogues d'abus dans la salive. Après avoir évoqué les différents modes de recueil, ils ont essayé d'améliorer les applications sur site en combinant de nouvelles méthodes de recueil de salive et de l'immunoanalyse.

Ä I.B. Müller de Copenhague a présenté un poster (n° 36) sur l'analyse des xenobiotiques basiques par CPG-NPD lorsque d'après le temps de rétention un produit a retenu l'attention , sa composition est vérifiée par MS ion trap

Ä A.T Symbal du Research Institute of forensic expertise d'Ukraine a présenté ses motivations pour l'utilisation d'un GC-MS "moderne". Poster 37

Ä E. Jeszenszky et coll. de Hongrie ont présenté un poster (n° 38) sur les marqueurs de l'éthylisme chronique. Après avoir analysé le sang par Head space et recherché l'éthanol, le méthanol, l'acétone, le 2 propanol et le 1-propanol, ils estiment que le méthanol est un marqueur biochimique de l'alcoolisme en Hongrie.

Ä H. Matsumoto et coll (Warsaw. Pologne) ont collecté les urines de 189 dépendants aux opiacés traités à la méthadone (20 à 130 mg/jour) et les ont analysés par TDx FPIA (Abbott) 30% des urines étaient positives aux opiacés, 21% aux benzodiazépines, 23% barbituriques, 24% aux amphétamines et 2% aux cannabinoïdes (poster 39 ).

Ä K. Besserer et coll.(Tubingen, Allemagne) ont montré que la salicylamide peut être un métabolite de l'acide acétylsalicylique (poster 40 ).

Ä K. Sârkkaî et coll. d'Helsinski ont présenté un poster (n° 41) sur la détermination simultanée de la naltrexone et de la 6 Béta-Naltrexone dans le sérum par HPLC après extraction par l'acétate de butyle en milieu basique (Ph 9). Un détecteur électrochimique est utilisé. La limite de quantification est de 5 ng/ml pur la naltrexone et 1 ng/ml pour la 6 B-naltrexone.

Ä A. Schmolett et coll. (Hamburg-Allemagne) ont présenté un poster (n° 42) sur le métabolisme du propofol après utilisation abusive. Outre les conjugués connus du propofol et le quinol/quinone, plusieurs alcools aldéhydes et lactones ont été retrouvés. En addition à une conjugaison et une p-hydroxylation, le propofol peut être oxydé sur la chaîne latérale par le cytochrome p 450 puis déhydrogéné et fixé à des acides carboniques.

Ä (N.Richard, M.H. Ghysel, M.Savart Lille France) ont présenté un poster (n° 43) sur une intoxication à la cibenzoline. Il s’agit d’un cas d'intoxication par un antiarythmique, la cibenzoline, chez une femme décédée 3 heures après avoir ingéré une quantité inconnue de comprimés de CIPRALAN®. Le "screening " toxicologique est effectué après extraction des différents milieux biologiques (sang, contenu gastrique, bile) par Toxi-Tube® A. La cibenzoline est mise en évidence par Chromatographie en Phase Gazeuse couplée à un Spectromètre de Masse (CG-SM) et par Chromatographie Liquide Haute Performance couplée à un détecteur à Barrette de Diodes (CLHP-BD). Sa quantification est réalisée par CLHP à 220 nm après extraction liquide à pH 9 par un mélange chloroforme/isopropanol (9:1, v/v) en utilisant la di-p-méthylcibenzoline comme étalon interne. La colonne est une C18 Nova Pack WATERS, la phase mobile est composée d'acétonitrile, de méthanol et d'acétate d'ammonium à 7,5 g/L (30:30:40, v/v/v). Le débit est de 0,7 ml/min. La cibenzoline est retrouvée aux concentrations de 22,8 mg/l dans le sang intra cardiaque, de 31,4 mg/l dans le contenu gastrique et de 76,1 mg/l dans la bile. L'alcoolémie est de 2,9 g/l.

Ä E. Pufal et coll. (Pologne) ont présenté un poster (n° 44 ) sur l'analyse de l'estazolam dans les échantillons post mortem. Les différents types d'extraction (liquide, extrelut, SPE) et de détection ont été évalués.

Ä L. Kristaffersen et coll. (Oslo) ont présenté (poster n° 45). La stabilité du citalopram, de la fluoxétine, de la paroxétine et de leurs métabolites dans le plasma sur citrate de sodium et le sang total sur fluorure de sodium. Des dosages ont été réalisés après conservation à différentes températures (de température ambiante à –78°C) à la lumière ou à l'obscurité après 0 et 90 jours.

Ä W. Bernhard et coll. de Berne (Suisse) ont présenté un poster (n° 46) sur les psilocybes. L'importation de ces champignons en provenance des Pays Bas est de plus en plus fréquente. Ils étaient conditionnés dans des sacs à thé "Hawai tea" et renfermaient 2,25 mg de psilocin par sachet de "Hawai tea" ou 0,45 mg de psilocin et 4,40 mg de psilicylin dans l'infusion "Mix Tea". Des essais d'immunoanalyse ont été réalisés

Ä K.W. Simonsen et coll. Danmark ont présenté leurs statistiques de saisie de drogue entre 1995 et 1998. En 1997 sur 217 saisies, 89 étaient de l'héroïne base, 41 de l'héroïne chlorhydrate, 56 du sulfate d'amphétamine et 19 de la cocaïne chlorhydrate 1 du MDMA et 1 du MBDB.

Ä B. Smysl et coll. (Republiq Tchèque) ont présenté l'application de la spectroscopie infra-rouge et de la diffraction X à l'analyse des drogues de rue (poster).

Ä V. Bilkyn d'Ukraine a présenté les programmes du laboratoire de thanatométrie. Le programme "thanexplus" (décès et explosion) avec 3 sous programmes : chimie de l'explosion, chimie du tir, chimie du feu.  Le programme "Thanrisk" (décès et risque) avec le sous programme "Toxithan" et "Thaencol". Ils cherchent la coopération de scientifiques.

Ä T. Hobara et coll. Japon ont présenté 3 cas d'intoxication par des diluants de peinture. En fonction des taux sanguins de toluène et des taux urinaires de toluène et d'acide hippurique, ils ont estimé la concentration toxique dans l'air ambiant. La concentration fatale de toluène est estimée à approximativement 1800 à 2000 ppm en 1 heure d'exposition.

Ä M. Gergov et coll. de Helsinski ont présenté la validation et les procédures de qualité concernant les analyses par GC-MS et la recherche des toxiques dans les sangs autopsiques (poster n° 5 ).

Ä K. Berthoin et coll.de Grenoble et Lausanne ont présenté un poster (n° 52) relatant un travail effectué sur 2 enzymes hépatiques, les carboxyl-esterases et son rôle dans la métabolisation de la cocaïne.

Ä S.A. Akgün et coll. (Turquie) ont présenté un travail sur l'activité des enzymes paraoxanase et acétylcholinesterases après exposition aux composés organophosphorés poster n° 53.

Ä Y.Yoo et coll. (Corée) ont présenté un travail sur la distribution des métaux lourds chez l'homme en Corée. 16 métaux ont été recherchés sur 90 cadavres. De fortes corrélations sont apparues entre des éléments essentiels comme le Sélénium et le Zinc et des éléments toxiques comme le Mercure et Cadmium.

Ä H.A. Abder-Rahman et coll. de Jordanie, ont présenté des cas de décès au phosphide d'aluminium, un rodenticide très utilisé en Jordanie (poster n° 55).

Ä B. Zielinska – Psuja et coll. Pologne ont présenté un travail sur l'hépatotoxicité du paracétamol et du trichloréthylène chez le rat (poster n° 56).

Ä R. et V. Gligor de Roumanie ont présenté une expérience sur les effets de l’amiodarone sur les rates enceintes (poster n° 57).

Ä EGE. Helal et coll. du Caire ont présenté l'analyse par électrophorèse des protéines des oiseaux et mammifères. (poster 58).

Ä K. Verebey et coll. de la société Leadtech Bergen USA, ont présenté des intoxications au plomb chez des enfants. Des taux inférieurs 100 µg/l peuvent ne pas entraîner de symptômes physiques mais diminuent le quotient intellectuel de jeunes enfants. 2 gouttes de sang collectées sur du papier, et séchées sont stables 6 mois. Des études ont été réalisées en Thaïlande, Laos, Mexique, San Salvador, Nigéria, Jamaïque et USA. (Poster 59).

ABREVIATIONS

APCI-LC-MS

Atmospheric pressure chemical ionization. - Liquide chromatography - Mass spectrometry : chromatographie liquide couplée à une détection par spectrométrie de masse après ionisation chimique à pression atmosphérique

BZE.

Benzoylecgonine

CCM

Chromatographie couche mince

CLHP

Chromatographie liquide haute performance

COC

Cocaïne

CPG

Chromatographie en phase gazeuse

DAD

Diode Array Detector : Barrette de diodes

EC

électrophorèse capillaire

EME

Ecgonine Méthyl Ester

EMIT

Enzyme multiplied immunotechnique (technique immunoenzymatique)

ES

Electron Spray

FID

Flame ionisation detector (détecteur à ionisation de flamme)

FPIA

Fluorescence polarisation immunoassay (immunopolarisation de fluorescence)

GC-MS

Chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse

HFBA

Anhydride heptafluorobutyrique

HPLC

Chromatographie liquide haute performance

HS

Head-Space (espace de tête)

IR

Infrarouge

IRTF

Infra-rouge à transformée de Fourrier

LC

Chromatographie en phase liquide

LC-MS

chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse

MBDB

N-méthyl-1-(3,4-méthylènedioxyphényl)-2-butanamine

MDEA

Méthylènedioxyéthamphétamine

MDMA

Méthylènedioxyméthamphétamine

MOR

Morphine

MBTFA

Méthyl-bis- trifluoroacétamide

MSTFA

Méthylsilyl trifluoroacétamide

MTBSTFA

N-méthyl-N-tert-butyldiméthylsilyl trifluoroacétamide

NIDA

National Institute for Drug of Abuse

NorCoc

Nor-Cocaïne

NPD

Nitrogen-Phosphorus detector (détecteur thermoionique)

PFPA

Anhydride pentafluoropropionique

PICI

Positive ion chemical ionisation (ionisation chimique en ions positifs)

PM

Poids moléculaire

SID

surface ionisation détecteur

SIMS

surface ionisation spectrométrie de masse

SIM

Selected ion monitoring (fragmentométrie)

SM

Spectrométrie de masse

SPE

Solid phase extraction (extraction en phase solide)

SPME

Solid phase microextraction (micro-extraction en phase solide)

température

TBS

Ter Butyl Diméthylsilyl

THC

tétrahydrocannabinol

U.V.

Ultra-violet