Compte Rendu du Congrès des Produits Phytosanitaires et Santé

ANGERS 9 et 10 décembre 1999

par Marie-Hélčne GHYSEL (LIPS -LILLE)

Les 9 et 10 décembre 1999, les équipes du Centre Antipoison et du Laboratoire de Pharmacologie Toxicologie du C.H.R.U. d’Angers nous ont accueilli pour le congrès mixte S.T.C. - S.F.T.A. – S.F.T.. Différents thèmes ont été abordés par communication orale ou par poster :

La réglementation et l’évaluation des risques des produits phytosanitaires.
L’épidémiologie et la Toxicologie Médicale
Les données clinico-analytiques
La Toxicologie analytique.
La Toxicologie Professionnelle et la Prévention
Posters

Voici une présentation des sujets abordés suivie de la signification des abréviations employées, vous pourrez trouver les résumés des travaux présentés dans Human Toxicology

1 – La réglementation et l’évaluation des risques des produits phytosanitaires

Ø A. RICO de la Commission des toxiques du Ministère de l’Agriculture de PARIS a présenté l’homologation des produits phytosanitaires en France. Les textes sont regroupés dans la directive 91/414/CEE. L’efficacité et les risques sont évalués notamment la DJA : Dose Journalier Admissible.

Ø G. MILHAUD, Professeur à l’Ecole Nationale Vétérinaire d’ALFORT a présenté le risque dû à l’exposition aux produits phytosanitaires. L’évaluation de ce risque peut être modélisée ou provenir d’études expérimentales.

Ø A. PELFRENE, quant à lui a présenté l’expérimentation animale pour évaluer ces risques. La détermination d’une dose sans effet sur l’animal est multipliée par un facteur de sécurité (qui est souvent 100). Ce risque dépend de l’exposition.

Ø L’historique de l’utilisation des produits phytosanitaires a été évoqué par A. CAUBET et coll. du CAP (Centre Antipoison) de RENNES : les insecticides, rodenticides, herbicides, engrais.

Ø La toxicité à terme des pesticides chez l’homme a été présentée par le Dr GINGOMARD de la mutualité sociale agricole (MSA). Bien que ces produits aient fait l’objet d’études chez l’animal avant l’AMM ( Autorisation de mise sur le marché), 74 produits sont classés par l’union européenne pour leurs effets cancérigènes, mutagènes, tératogènes, toxiques pour la reproduction...

Ø P.G. PONTAL de chez Rhône-Poulenc-Agro a présenté les essais de modèles d’exposition avant l’homologation d’une nouvelle formulation.

Ø F. GROLLEAU et Coll. (Laboratoire de neurophysiologie, Angers) ont présenté l’action physiologique du fipronil (GoliathÒ), premier insecticide commercialisé appartenant à la famille des phénylpyrazoles.

2. Epidémiologie et Toxicologie Médicale

Ø J.P. GRILLET et coll.(MSA PARIS) ont présenté le réseau de toxicovigilance en mutualité agricole où sont enregistrés les risques et la toxicité des produits phytosanitaires.

Ø Les circonstances des intoxications professionnelles ont été colligées par le CAP de Marseille et présentées par L. DE HARO et coll. en relevant les types de toxiques, les voies de contamination, la prise en charge des patients.

Ø F. BURONFOSSE et Coll. du Centre National d’Information Toxicologique Vétérinaires de MARCY L’ETOILE ont présenté le bilan des appels concernant les pesticides enregistrés en 1998. Ce sont les rodenticides qui font l’objet de plus d’appel (42,8 %) puis les insecticides et acaricides (33,7%).

Ø J.C. LINKE et Coll. du CAP de LILLE ont rapporté les cas d’intoxication aux pesticides recensés par le CAP de LILLE. En 10 ans 7404 cas.
Les herbicides sont responsables de 16 décès dont 8 dus aux paraquat-diquat, 11 décès sont dus aux insecticides, 4 aux organophosphorés, 3 aux dérivés du pyrèthre. 3 décès sont dus aux rodenticides et 2 aux fongicides.

Ø F. FLESCH et Coll. ont rapporté les cas enregistrés au C.A.P. de STRASBOURG, les mêmes produits sont signalés avec en plus 13 cas d’intoxication au chloralose, 12 à la strychnine, et 13 au Phosdrin W10Ò (Mevinphos).

Ø Mme EFTHYMIOU et coll. ont présenté un bilan sur les intoxications au paraquat enregistrées en France dans 10 C.A.P.de 1991 à 1993.

Ø F. TESTUT du CAP de LYON et coll. ont présenté 28 cas d’intoxication aïgue professionnelle par le LANNATEÒ (Méthomyl). Ce carbamate anticholinestérasique est très toxique, il pénètre par voie percutanée et a provoqué de nombreuses intoxications . Les auteurs préconisent l’existence d’un " permis pour traiter ", comme cela existe en Scandinavie.

Ø D. CHATAIGNIER et Coll. du CAP, F. WIDAL à PARIS ont présenté 8 cas d’intoxication au glufosinate. Les différents symptômes sont décrits. L’évolution a été favorable dans tous les cas.

Ø P. BERRY et M. CHAPUIS du Laboratoire de toxicologie de MARCY L’ETOILE et du Museum d’histoire naturelle de PARIS ont présenté l’éradication des lapins sur les îles australes françaises par la chlorophacinone et le faible risque couru par les oiseaux.

3. Données clinico-analytiques

Ø E. SACHOT et Coll. du CAP animal de NANTES, ont présenté l’intoxication des canards sauvages par les rodenticides anticoagulants.

Ø Plusieurs communications ont été présentées sur le chloralose.

- Tout d’abord les observations cliniques par F. FLESCH et Coll. du CAP de STRASBOURG sur 39 cas. L’issue a été favorable.
- C. BRUHAT et Coll. du CAP d’ANGERS ont présenté les intoxications aiguës avec analyse toxicologique. Sur 30 cas, 2 décès ont été recensés. Les concentrations plasmatiques obtenues par colorimétrie allaient de 3,5 à 160 mg/l.
- P. KINTZ et Coll. (IML STRASBOURG) ont rapporté les aspects analytiques et médico-légaux. Parmi ses particularités analytiques, le chloralose est soluble dans l’eau et dans l’éther et n’absorbe pas sous UV.
Les méthodes analytiques vont de la réaction colorimétrique de FUJIWARA-ROSS à l’head-space (HS) GC-MS. La LC-MS permet de contourner l’absence d’absorbance UV de la molécule.
La méthode HS est la suivante : 0,5 ml de sang est mis dans un flacon en présence de TétraHydroFurane , 1 ml d’H2S04 est rajouté. L’analyse se fait par HS GC-MS avec les ions 82-111-113.
Un cas médico-légal récent a fait l’objet de l’exercice de toxicologie médico-légale1999 de la SFTA . Sur 19 laboratoires, 11 ont rendu des résultats et 8 ont trouvé le chloralose. Les taux étaient compris entre 155 et 580 mg/l.

Ø C. DANO et Coll CAP ANGERS ont rapporté 52 cas d’intoxication au Phosdrin W10Ò (Mevinphos)  en évaluant la gravité des intoxications en fonction des modalités d’exposition. L’intoxication peut être sévère voire mortelle mais ne semble pas responsable de neuropathie retardée.

4. La toxicologie analytique.

Ø E. LACASSIE du CHU LIMOGES a présenté un travail de fond sur les différentes familles de pesticides et les méthodes d’extraction et de dosages. Les dérivés organophosphorés, organochlorés, pyréthrinoïdes, l’amitrazine, les triazines, les carbamates, le paraquat, les coumarines … ont été évoqués dans les substances organiques puis les sels de thallium, du Cuivre, les phosphures, cyanures et l’Arsenic.

Ø P. HARRY du CAP d’ANGERS a énuméré les renseignements fournis par l’analyse toxicologique au clinicien. Ces analyses présentent un intérêt diagnostique, pronostique (cas du paraquat où au dessous d’un certain seuil le patient recouvre la santé), thérapeutique et scientifique. Cependant les taux des différents toxiques ne sont pas interprétables sans leur contexte.
La prise en charge médicale permet le plus souvent une survie malgré des taux qui peuvent être élevés. En effet des taux de différents pesticides dosés chez les patients réanimés et ceux qui sont décédés repris dans le tableau suivant, montrent que bien souvent une prise en charge hospitalière permet une survie malgré des taux importants 

Produit

Survie soins

Post Mortem

Chloralose

160 mg/l

40 mg/l

2,4.D.

1 g/l

56-826 mg/l

Glyphosate

1 200 mg/l

300-1000 mg/l

Parfois l’excipient contribue à la toxicité du produit. C’est pourquoi l’excipient du RondupÒ a été changé récemment.

Ø C. CHARLIER et Coll. du CHU de LIEGE ont présenté un travail sur la recherche de pesticides chez des femmes atteintes de cancer (thyroïde et sein)
Certains pesticides sont dits "disrupteurs hormonaux " par exemple le PCB substitué présente une analogie structurale avec l’oestradiol. De plus l’oestradiol a 2 modes de transformation. La présence de DDE force la voie de transformation en 16 a OH oestrone qui est cancérogène. Sur 129 personnes ayant subi des analyses 86 présentaient des traces d’un pesticide organochloré et parfois plusieurs. Dans 43 % des cas, il y avait 1 à 2 ng/ml de DDE.

Ø C. RAGOUCY-SENGLER et coll. du CHU de POINTE A PITRE et de l’IML de STRASBOURG ont présenté les aspects cliniques et toxicologiques des intoxications à l’aldicarb . Ce produit étant toxique, son utilisation a été réglementée par décret du 15-12-1988. Les analyses ont été réalisées aux Antilles par CCM ou CLHP-BD ou à l’IML de STRASBOURG en LC-MS. Le pourcentage de décès à l’aldicarb au CHU de POINTE A PITRE est de 11 %.

Ø L. HUMBERT et Coll. CHRU de LILLE ont présenté l’analyse du paraquat et du diquat dans le sérum et l’urine par l’électrophorèse capillaire .

Ø A. TURCANT et Coll. du CAP d’ANGERS ont présenté 9 cas d’intoxication volontaire par les herbicides dérivés de l’urée. Les intoxications au diuron et isoproturon ne semblent pas induire de méthémoglobinémies, par contre, des cas ont été décrits avec le monolinuion et le métobromuron.

Ø M. LHERMITTE et coll. du CHR de LILLE et du HAVRE ont présenté une intoxication à léthanol à 2,64 g/l et l’acétaldéhyde à 490 mg/l ( ce taux est 10 fois supérieur à la plus haute valeur consécutive à une administration d’éthanol et de disulfiram). Cet acétaldéhyde proviendrait de la consommation de métaldéhyde. Les analyses ont été réalisées par CPG-SM et RMN.

Ø Deux intoxications au carbofuran ont été présentées.
- Tout d’abord J.P. GOULLE et coll. du CHU du HAVRE et de ROUEN après absorption de CURATERÒ Les taux de carbofuran sont de 4,7mg/l à l’admission et 3 mg/l à J1. La personne a survécu.
- V. DUMESTRE TOULET et Coll. Labo BIOffice de BORDEAUX rapportent un cas mortel. Le taux de carbofuran était de 4,6 mg/l. Les légistes ayant fait l’autopsie avaient orienté le magistrat vers une intoxication au cuivre de la bouillie bordelaise, du fait de la présence de cristaux bleus dans le contenu gastrique. En fait le taux de cuivre était normal. La couleur bleue provenait de cristaux de CURATERÒ .
Attention dans certains pays le produit est de couleur différente, il est rose en Belgique.

Ø C. GANIERE MONTEIL et Coll. du CHU de NANTES présentent une intoxication mortelle par la DESORMONE, herbicide contenant du dichlorprop  et du 2-4D. Les taux étaient de 175 (dichlorprop et 377 mg/l (2-4D).

5. Toxicologie Professionnelle et Prévention

Quant aux autres exposés présentés, ils intéressent davantage ceux qui travaillent à la prévention des risques professionnels en entreprise agricole et viticole.

Ø J. BERNON ergonome à la M.S.A. de MONTPELLIER a présenté une politique de prévention des risques basée sur le conseil à la personne, et MOHAMMED BRAHIM B. du Laboratoire Santé Travail Environnement à BORDEAUX et coll. ont présenté la démarche ergotoxicologique

Ø L’impact des pesticides dans l’apparition de troubles neuro-comportementaux et notamment de leurs fonctions cognitives (mémoire, abstraction, attention) ont été évaluées à l’aide de tests validés et présentés par BALDI L. du Laboratoire Santé Travail Environnement à BORDEAUX et coll. Les résultats de cette étude " Phytoner " ont montré des altérations de certaines fonctions cognitives chez des ouvriers exposés à des pesticides de manière prolongée.

Ø Les résultats d’une enquête auprès des applicateurs lors des accidents au cours de fumigation au bromure de méthyle ont été rapportés par PRINCE C. et coll . de la consultation de pathologie professionnelle de l’H Fernand Widal PARIS. Ils ont montré qu’une formation est nécessaire ainsi que la prohibition de l’utilisation de masques à cartouche filtrante.

Ø J.M. LERAY et coll. du M.S.A. PARIS ont présenté les effets indésirables de la Téfluthrine, substance utilisée dans le traitement des semences, relevés par le réseau de toxicovigilance agricole.

Ø Un cas d’arsenicisme chronique a été présenté par A.M. BOURGEAIS et coll. du C.H.U. d’ANGERS. Les dosages d’arsenic ont été réalisés par spectrométrie d’absorption atomique avec four graphite, dans le plasma et l’urine après une double extraction liquide/liquide pour éliminer l’arsenobétaïne. Des taux élevés d’arsenic étaient également retrouvés dans le vin préparé et consommé par la victime. Les taux retrouvés étaient les suivants : plasma 26 µg/l (N = 10), urine 1772 (N < 30 µg/g creat), cheveux 80 (N < 1 µg/g), ongles 120 (N < 1,5 µg/g) et 0,5 à 7 mg/l dans le vin.

Les dermatoses dans le secteur de l’Agriculture ont été présentées par D. TRIPODI et coll. des CHRU de NANTES et RENNES.

6. Posters

Les titres des communications affichées et les équipes scientifiques qui les ont présentés sont les suivants :

þ Allergologie et phytosanitaires : Recueil des données
Par C. AZUELOS de la commission CNERAR à QUIMPERLE

þ Etude du comportement biologique des dérives de l’acide dithiocarboxylique radio-marqués
Par BELHADJ-TAHAR H, , COULAIS Y., FABRE M. du CAP de TOULOUSE.

þ Etude de cas d’homicides par empoisonnement
Par MA. BELLIMAM, N. EL KARNI, T. BOUAYOUN, A. EL BOURI, A. STAMBOULI du laboratoire de recherches et d’analyses techniques et scientifiques de la gendarmerie royale de RABAT au MAROC.

þ Intoxications animales par les rodenticides anticoagulants en France : A propos de la bromadiolone
Par X. HUGUET, P. BERNY, F. BURONFOSSE, X. PINEAU, G. LORGUE de l’école vétérinaire à MARCY L’ETOILE.

þ Intoxications par les carbamates insecticides chez le chien : Etude épidémio-clinique des appels enregistrés au CNITV (1990-1998)
Par F. BURONFOSSE, T. BURONFOSSE, X. PINEAU, P. BERNY, G. LORGUE de l’école vétérinaire à MARCY L’ETOILE.

þ Mise en évidence des inhibiteurs des cholinestérases dans des échantillons biologiques : De la clinique à l’analytique.
Par P. BERNY, J. SINARDET, D. VEY de l’école vétérinaire à MARCY L’ETOILE.

þ Toxicovigilance animale : Exemple de surveillance des mortalités de pigeons par intoxication par la furathiocarbe.
Par P. BERNY, T. BURONFOSSE, F. BURONFOSSE, F. LAMARQUE de l’école vétérinaire à MARCY L’ETOILE.

þ Intoxication mortelle par le LONPAR®
Par J.P. BLANCHET, A. TURCANT, P. HARRY, R. DURAND, P. ALLAIN des centres hospitaliers de BOURGES et d’ANGERS.
Le LONPAR® ® contient du 2,4-D ; du MCPA, et du Clopyralid .
Les concentrations à l’admission en réanimation sont de 700 & 750 mg/l pour le 2,4-D & le MCPA et de 370 & 340 mg/l au moment du décès 26 heures après.

þ Contribution à l’étude de l’évolution de certains paramètres toxicologiques lors de la conservation des prélèvements post-mortem.
Par BRAHAM Y., BEN DHIAB M., ZERMNI M., BOUZAIANE K. CHEBILS S., SOUGUIR M.K., MILED A . du CHU de SOUSSE en TUNISIE

þ Intoxications par les carbamates insecticides chez le chien : étude épidémio-clinique des appels enregistrés au CNITV (1990-1998)
Par F. BURONFOSSE, T. BURONFOSSE, X. PINEAU, P. BERNY, G. LORGUE de l’école vétérinaire de LYON

þ Diagnostic analytique d’une acidose lactique
Par P. CHARLOT, A. TURCANT, I. BINELLI, C. BRUHAT, F. PARROT, D. PIETRIN, P. ALLAIN des centres hospitaliers de NIORT, ANGERS, BORDEAUX.

þ Evaluation de l’exposition aux pesticides par analyses des cheveux
Par V. CIRIMELE, P. KINTZ, B. LUDES de l’IML de STRASBOURG
15 composés ont étés recherchés. Après la période d’utilisation de pesticides, 14 échantillons de cheveux se sont révélés positifs pour 9 composés différents :

le Diazinon : 4,46 ng/mg  le Fénoxycarbe : 1,65 ng/ml
le Chlorpyriphos : 7,97 ng/mg le Folpel : 60,96 ng/ml
le Diuron : 3,46 à 4,61 ng/ml le Méthylparathion : 0,05 ng/ml
la Vinchlozoline 0,17 à 1,12 ng/ml la Simazine : 0 06 ng/ml
l’Endosulfan : 2,01 ng/ml  

þ Séparation de pesticides organophosphores, carbamates et pyrethrinoïdes par CLHP sur colonnes satisfactions® RP 18 AB ET C8 Plus.
Par PH. DALLET, L. LABAT, E. KUMMER, C. BOYER, JP. DUBOST du laboratoire de chimie analytique de l’UFR des Sciences Pharmaceutiques de BORDEAUX.

þ Hyperamylasémie au cours d’intoxications aigües par des préparations herbicides contenant du glyphosate : 9 cas.
Par D. DJEBBAR, D. CHATAIGNE, R. GARNIER, G. LAGIER. du CAP de PARIS.

þ Anti-parasitaires vétérinaires à usage externe à base de diazinon (DIMPYLATE) : Etude multicentrique.
Par M. FABRE, C. CABOT, H. BELHADJ du CAP de TOULOUSE.
Les cas d’intoxication ont été recensés

þ Dosages plasmatiques de Lindane au cours d’un cas d’intoxication humaine.
Par R. GARNIER, G. LACHATRE, R. JOGUET, G. LAGIER du CAP PARIS, CHU de LIMOGES et CHD de SAINT DENIS de la Réunion.
Les taux obtenus de 109 à 144 heures après l’ingestion sont de 94 à 83 µg/ml.

þ Toxicité des préparations insecticides à base de FIPRONIL – A propos de 81 cas notifiés au centre antipoison de PARIS.
Par GASMI A., CHATAIGNER D., GARNIER R, LAGIER G du CAP PARIS.

þ Brûlures cutanées au MANEBE
Par GROSSENBACHER F., RAMBOURG SCHEPENS M.O, BERNARD P., BUFFET M. du CHU de REIMS.

þ PARAQUAT-DIQUAT : Revue analytique, application à la toxicologie hospitalière.
Par KERGUERIS MF. Du CHU de NANTES et la commission hospitalière de la SFTA.

þ Génotoxicité d’un herbicide (Isoproturon) : Les difficultés de son évaluation.
par KLES V., FESSARD V., VIGREUX C., POUL J.M. du Laboratoire des médicaments vétérinaires de JAVENE (35) et le laboratoire de biochimie clinique et toxicologique de CAEN.

þ Canaux ioniques et récepteurs membranaires neuronaux d’insecte : cibles d’action des insecticides.
Par LAPIED B., RAYMOND V., COURJARET R., HAMON A., PELHATE M., HUE B. du Laboratoire de neurophysiologie. Université d’Angers.

þ Intoxications par organophosphorés du centre anti-poisons du MAROC (1991-1999)
Par MOUBARIK A., SOULAYMANI R., SEFIANI H., MOUMNI M.

þ Ingestion volontaire de 2,4-D et MCPP : A propos d’un décès.
Par NISSE P., COUPLET-COQUELLE V., SAULNIER F, MATHIEU-NOLF M. du CHRU de LILLE

þ Intoxication par les pesticides : A propos d’un décès par ingestion de DIQUAT
Par NISSE P., MATHIEU D., CEZARD C., MATHIEU-NOLF M. du CHRU de LILLE.

þ Gravité des intoxications par les raticides anti-vitamine K concentrés.
Par SALVATO M.C., HARRY P., DEROGIS V., GAMELIN L., REMAUD PH, TURCANT A. du CAP ANGERS.

Abréviations

2,4 D

Acide 2,4- dichlorophénoxyacétique

AMM

Autorisation de mise sur le marché

CAP

Centre Antipoison

CCM

Chromatographie sur couche Mince

CLHP/BD

Chromatographie Liquide Haute Performance couplée à un détecteur à Barrette de diodes

CNERAR

Commission Nationale d’Etudes et de Recherche en Allergologie Rurale

CNITV

Centre National d’informations Toxicologiques Vétérinaires

DJA :

Dose Journalier Admissible

HS

head-space ( espace de tête )

IML

Institut Médico Légal

J

Jour

LC/MS

Chromatographie Liquide couplée à un spectromètre de masse

MCPA

Acide 2-méthyl-4-chlorophénoxyacétique

MCPP

 

MSA

Mutualité Sociale Agricole

N

Normal

RMN

Résonance Magnétique Nucléaire